Le 29 mai 1996, Parmigiani Fleurier est officiellement inaugurée au Beaurivage Palace de Lausanne et dans le village de Fleurier qui est le cœur historique de l’horlogerie dans le Val-de-Travers. Elle est une marque qui se veut riche de savoir-faire artisanaux et s’attache depuis à les faire renaître dans la région. Parmigiani Fleurier est fidèle au talent de son fondateur qui prend part à chacune de ses créations en partageant sa vision horlogère. La marque et son Pôle Horloger sont fidèles à la quête d’excellence de Michel Parmigiani.

YouTube: Parmigiani.

Kalpagraphe Chronomètre.

LES COLLECTIONS DE PARMIGIANI FLEURIER

Les garde-temps Parmigiani Fleurier se déclinent en 5 familles mais possèdent des traits communs qui traversent l’ensemble de la collection. La recherche d’harmonie de proportions basée sur le nombre d’or qui est cher à Michel Parmigiani se reflète sur le profil et les cornes que toutes les montres partagent. Elles partagent aussi l’attention au détail et la bienfacture artisanale de chaque composant, même ceux qui sont cachés à la vue. Chaque montre, dotée d’un calibre maison, porte en elle la personnalité de Michel Parmigiani et sa vision pour l’horlogerie suisse.

Michel Parmigiani.

Michel Parmigiani

Michel Parmigiani se met à son compte en 1976 en ouvrant un atelier dédié principalement à la restauration. Il construit une méthodologie de restauration qui devient son éthique de travail.
Ses compétences horlogères de pointe sont enchéries sans cesse par les enseignements de chaque oeuvre qu’il restaure et il se fait un nom auprès de musées horlogers et collectionneurs particuliers qui repèrent son talent. Dans les années 80, la maintenance de la collection Maurice-Yves Sandoz d’une richesse inestimable lui est confiée. C’est ainsi qu’il fait la rencontre déterminante de Pierre Landolt, président de la Fondation de Famille Sandoz, dont l’admiration et la confiance dessinent les prémices de la grande aventure horlogère du présent. Michel Parmigiani se voit confier en 1996 les moyens et ressources de production pour créer une marque qui porte son nom.

Les pires dommages du temps ne sont souvent rien face aux dégâts d’une main inexperte.
Michel Parmigiani,Fondateur

RESTAURATION L’ÂME DE PARMIGIANI FLEURIER

Restaurer un objet, c’est lui redonner son prestige premier. Il ne s’agit pas de le faire fonctionner coûte que coûte mais plutôt de restituer sa nature d’origine – ni plus, ni moins. La démarche de restauration établie par Michel Parmigiani comporte trois phases de travail.

Observation
Se presser d’agir sur un objet sans avoir pris sa mesure est l’erreur la plus dommageable et malheureusement la plus fréquente en restauration. Chaque travail de restauration pratiqué par Michel Parmigiani commence par une phase d’observation. Faire état des fonctions et des ornements, assigner la pièce à une époque, la comparer avec d’autres œuvres similaires, consulter la littérature – autant de voies qui permettent de construire un cadre d’analyse prévenant les erreurs. Un bon restaurateur comprend et situe avant d’agir. 

Immersion
La seconde phase du travail est assimilée à une immersion car il s’agit de se plonger dans une époque et une logique étrangère : celle des concepteurs de l’objet. Dans cet exercice périlleux, le restaurateur met l’ensemble de ses connaissances horlogères à profit de l’objet en même temps qu’il efface son jugement propre. Il doit comprendre ce qui est cassé, modifié ou disparu sans laisser interférer son sens créatif. Il doit pratiquer et faire renaître les gestes artisanaux du passé quels que soient les moyens modernes à sa disposition.

Restauration
C’est alors que le restaurateur devient un horloger et un artisan à l’état pur, restituant la mécanique et l’esthétique de l’objet. Autant que possible, les composants originels sont gardés et débarrassés des rides du temps. Lorsqu’un composant doit être refait, le restaurateur établit un protocole de manufacture et fait le choix du matériau à utiliser en pondérant les contraintes de ressemblance et de solidité. Enfin, dans le respect des tours de main du passé, il réapplique les émaux, souligne les gravures et redore la pièce de son éclat originel. Lorsqu’il arrive au terme de ce long et passionnant travail, le restaurateur s’émerveille de voir un objet qui a retrouvé sa nature d’origine, celle qu’il avait lorsque son créateur le présentait à un roi, un sultan ou un amoureux de mécanique, il y a plusieurs générations de cela. Restaurer c’est renouer avec notre patrimoine culturel – un fil rouge qui sous-tend l’histoire de l’humanité.

The manufacture

L’indépendance industrielle de Parmigiani Fleurier s’est profilée dès la création de la marque en 1996. La restauration d’objets d’art du passé avait apporté deux enseignements à Michel Parmigiani. Premièrement, seule la vraie excellence technique et esthétique passe l’épreuve du temps ; deuxièmement, il y a une harmonie de conception derrière chaque œuvre de prestige qui sous-entend peu ou pas de fournisseurs externes. La quête d’excellence de Michel Parmigiani naît de ces constats et ouvre la voie vers une manufacture indépendante qui pratique une horlogerie polyvalente et qualitative.